Pendant que Ottawa annonce un programme pour financer les abattoirs halal et casher, aucun programme ne permet le développement d'abattoirs de proximité en Abitibi-Témiscamingue.
L’industrie agricole est un des piliers économiques de l’Abitibi-Témiscamingue. La production bovine a fait l’objet d’un créneau d’excellence sur l’Agriculture nordique axée sur la production bovine par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec en 2010. La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue en a aussi fait une priorité.
Depuis 2012, la région a perdu 25% de ses fermes bovines, entre autres en raison de la quasi-absence de solutions accessibles d’abattage de proximité. Les revenus sont passés de 47,3 M $ à 30,5 M $, une perte de 36%. Globalement, le nombre de têtes a chuté de 20% depuis 2012. L’Abitibi-Témiscamingue n’est pas la seule région à souffrir. Au Québec, depuis 2012, le cheptel a diminué de 35,5 %.
Je crois fermement qu’un abattoir peut être rentable avec un programme d’investissement et des subventions. L’objectif réel, c’est de permettre d’avoir une indépendance alimentaire. C’est d’avoir accès à des produits régionaux et locaux. Oui, c’est subventionné notre agriculture, mais y’a-t-il une meilleure filière que celle-là? Ces sommes servent à offrir ainsi des produits de haut niveau à un prix plus abordable. Cela bénéficie à la poche du contribuable!
Vous pouvez écouter le reportage sur le site web d'ICI Abitibi-Témiscamingue ou celui de TVA Abitibi-Témiscamingue qui se trouve dans les commentaires.Photos de la publication de Sébastien Lemire - Bloc Québécois, Député d’Abitibi-Témiscamingue ... See moreSee less