Sébastien Lemire, député d'Abitibi-Témiscamingue

Communiqué de presse
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Quatre priorités du Bloc pour maximiser la filière forestière: La relance des régions et du Québec carbure à l’énergie verte des forêts

Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, Sylvie Bérubé, députée d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou et Sébastien Lemire, député d’Abitibi-Témiscamingue, unissent leur voix à celle des représentants de l’industrie forestière régionale ainsi qu’à celle de huit autres régions forestières du Québec, afin d’inciter Ottawa à cesser de soutenir les énergies fossiles polluantes et à entreprendre dès maintenant un changement de cap majeur à la faveur des énergies bioforestières à faible émission de GES. Pour réaliser cette transition nécessaire, le Bloc Québécois met de l’avant quatre priorités visant à maximiser la filière forestière.


Le chef Yves-François Blanchet, Sylvie Bérubé, députée d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou et Sébastien Lemire, député d’Abitibi-Témiscamingue, estiment qu’au moment où la réduction des GES est un enjeu qui ne peut plus être ignoré, les biocarburants et autres produits innovants issus de la recherche et de la transformation du bois constituent une voie extrêmement porteuse pour la relance économique du Québec.


« Nous travaillons depuis un an de concert avec mes collègues Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean et Mario Simard, député de Jonquière pour ce plan qui carbure à l’énergie verte, la propulsion de la forêt.  Ce plan supporte l’industrie forestière et nous voulons gagner « la coupe » » en exigeant du gouvernement des budgets nécessaires au lieu d’encourager le pétrole au détriment de l’environnement ». 


« Il y a plusieurs décennies, le Québec a emprunté le virage de l’énergie propre, devenant un chef de file mondial de la production d’hydroélectricité. Aujourd’hui, l’échéance climatique force l’abandon des énergies fossiles au profit de carburants et produits innovants, à faibles émissions de GES. Forestier de par nature, l’État québécois foule les pistes novatrices de la transformation des rebuts du bois depuis plusieurs années. Il s’agit d’un secteur de pointe sur lequel nos régions peuvent arrimer leur développement économique », a fait valoir Yves-François Blanchet.


« L’industrie forestière représente un secteur industriel en or pour la relance économique verte. C’est en soutien à cette démarche importante que nous avons rejoint nos collègues, plusieurs élus et représentants du milieu issus des neuf régions forestières du Québec. Il est prioritaire d’offrir des avenues pour œuvrer à la valorisation des produits du bois, à promouvoir l’économie circulaire et veiller à l’utilisation complète de la ressource. Il est plus que temps qu’Ottawa investisse adéquatement dans cette industrie selon les priorités et les besoins des acteurs du milieu, et ce, en respectant les compétences et l’expertise des provinces », a ajouté Sébastien Lemire.


Voici les quatre priorités à mettre de l’avant pour maximiser la filière forestière :


1- Mettre en œuvre une politique d’approvisionnement public qui favorise l’utilisation des produits du bois, notamment en établissant l’empreinte carbone comme critère d’octroi des contrats ;


2- Accroître les budgets de recherche fondamentale et le développement d’une chaîne de valeur pour la deuxième et troisième transformation des ressources forestières, via le programme d’Investissements dans la transformation de l’industrie forestière (ITIF), afin de soutenir l’émergence d’une grappe industrielle en bioéconomie au Canada ;


3- Profiter de l’arrivée de la nouvelle administration à la Maison-Blanche afin d’obtenir une pleine exemption de tout tarif sur les exportations de bois d’œuvre québécois à destination des États-Unis et s’assurer que le développement de l’industrie forestière soit défini comme une priorité du gouvernement canadien compte tenu de son fort potentiel économique et de son rôle incontournable en matière de lutte contre les changements climatiques ;


4- Identifier les moyens d’accroître la productivité liée à la croissance annuelle des forêts dans le respect des compétences du Québec. Le fédéral doit notamment n’appliquer la Loi sur les espèces en péril qu’en conformité avec les orientations de l’Assemblée nationale du Québec.


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